textes à lire …. trois textes

texte un

 

nos indifférences sont fragiles

l’âge conduit à la rêverie

ce vertige secret du réveil

la terre vivante

où le visible se glisse

nos lèvres empreintes de paroles

un abîme d’histoires où notre thé du matin répond sans irritation

sa fidèle présence est un silence semence

un secret à déchiffrer

exister c’est partager ?

remplir nos manques en quelque sorte

nos soleils éteints se cachent trop souvent

nos collines d’ombres sont un déguisement

chaque mémoire conduit au frère

ou bien à l’enfant

il nourrit une sagesse initiale

la raison de la découverte

une âme dépouillée

intarissable

où chaque réponse offre d’autres questions

le voyage palpite comme un coeur

s’il s’arrête la terre tourne-t-elle encore ?

bouleverse nos saisons

retourne l’espace

la terre où nos racines se glissent

puis un sourire peu venir

aubes levées où sans combattre

peut-être dévoré le jour avenir

texte deux

Au fer ce que je vois !

J’ai sorti du chant des braises les fers rouges de l’ardeur brûlante

Je veux questionner le bruissement des feuilles

L’éclat d’une vague par delà le rocher

au bord du ruisseau

Je veux exprimer le dedans caché Le grenat embrasé

Le pourquoi infini

Lancinante s’exhibe la réalité sans réponse

Echo  retourné sans espoir de lueur un bruit sourd criant dans le noir

« Solitude errante sur les chemins de ta nuit jouit de l’oubli, seul arme de ta conquête du repos »

Je me dévore et me disperse sans fin

J’ai trouvé mon maître conquérant inutile

Un monde se manifeste comme la fenêtre au soleil

Déversant l’immensité dans mon petit jardin

Je ne le savais plus

Il était si grand

19.09.2000

texte trois

Pâle blancheur

fin nuage gel

bleu passé

un soleil gris se brise

fragile chaleur

à mon corps lourde

étreinte de l’air

nos rêves étouffés

braises rouges brûlante

une main crie

mots impossibles

marées de lèvres absentes

que me reste-il ?

une trame de papier

usée du temps en long

des éclairs ivres titubent

le vent les saoulent

à chaque horizon il se perdent

muette face au miroir

elle fracture les absences

subsiste amer solitude

plaie vivante de la pierre

je dois déchiffrer les remous

d’une naissances lire les contractions

je serre pour voyager d’ardentes questions

l’ombilic sectionné m’attache

je suis de l’histoire d’une mère

trace, traque, brisure

une ligne se poursuit

question sans rire

Pas d’autres soumissions ?

19.06.2002

 

puis

après film « la vie est belle »

de Benini

Il n’y avait rien à espérer

le ciel était vague

une absence

un silence qui se tait

un enfant sans avenir.

L’éternel dérisoire

une nuit poursuit chaque réveil

un sommeil et les lieux d’une disparition deviennent ceux d’une leçon

ce que l’on croyait fragile devient métal

s’insinue en force avec lenteur dans l’avenir.

Le banal réalise l’intarissable

le jaillissement que personne ne peut interdire

le linceul n’est plus la crainte

il laisse entrouvert dans ses bras

un coin de ciel bleu où l’enfant

comme un ballon peut s’envoler.

Le mystère ironique devine la source

l’histoire abandonnée trouve un refuge

entend l’appel d’un cœur

tout départ est une fin

chaque jour aussi

c’est comme si !

Il fallait tout construire

de la bêtise cueillir la lie

ensemencer les fleurs

faucher demain en bouquets.

Oh la vie est belle !

peut-on répondre : dérisoire !

A l’impossible se donne l’irréel

à l’inimaginable répond l’inhumain

le regard d’un enfant invente le sourire de ses yeux.

La peur et l’abandon existent-t-il ?

Bien sûr que non

d’un père les espoirs portés

la vie se transforme et devient vivante

amoureusement vivante.

Là, peut s’étendre

l’ombre noire

tacher les peaux

la lumière parvient à celui qui sait

à celui qui s’empare de tout

accomplir un sourire

un signal

le départ aux rêves

un jeu d’enfant.

Du pire construire la marelle

d’une terre qui se révulse pousser le palet au son de la musique

musique d’un souffle d’une poitrine qui palpite

exprime au-dehors des chaleurs ardentes

jusqu’au ciel d’un nouveau continent

construire le nécessaire festin sur les cendres.

L’enfant retrouve sa mère

au clappement des balles tueuses

il n’y a qu’un sens

le don de soi

il offre la vie la vraie naissance

pour grandir.

La vaste tristesse passée

une peur qui recule un peu

juste assez pour vivre sans barreau.

Deux chemins nous encerclent

à nous de faire le choix

un nous éloigne l’autre fait le contraire

de nos frères sous les étoiles je peux partager le destin

me faut-il l’entendre sans larmes.

Leurs rires coulent doucement comme le mien

le petit me donne la main.

Je peux m’abandonner

sangloter personne ne marche pour moi

si le monde est proche

à côté il s’offre à mes pas.

Que puis-je lui donner ?

L’échange en semence ?

Un festin.

14.01.2002

 

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